Bords de Marne Infos
22
juil

Faut-il délocaliser l’aéroport d’Orly?

aviontoitSignée par 60 parlementaires dont 4 députés UMP Val-de-Marnais (H. Plagnol, J.A. Benisti, O. Dosne, D. Gonzales), relayée par la ministre Nathalie Kosciusko-Morizet lors d’une réunion du Comité départemental de l’UMP de l’Essonne, la proposition de loi relative à la desserte aérienne du Grand Paris, mentionnant expressément l’hypothèse de la délocalisation de la plateforme d’Orly, a semble-t-il brisé un tabou. La violence des réactions contre ce projet de loi marque avant tout la fébrilité et le manque de sérénité de certains acteurs face à des enjeux d’aménagement du territoire très importants et qui s’imposent ou s’imposeront à chacun d’eux. En effet, comme le décret ministériel de 1994 le rappelle, Orly est un aéroport situé en zone urbaine dense et de ce fait des mesures particulières ont été prises : limitation du nombre de mouvements annuel, couvre-feu, respect strict des couloirs aériens sans possibilité d’y déroger. Ces mesures ont été régulièrement confirmées par tous les ministres des transports successifs. C’est pour ces mêmes motifs que le 29 juin dernier la ministre Nathalie Kosciusko-Morizet a décidé d’engager de nouveaux projets de réduction des nuisances sonores autour des aéroports parisiens en décidant de mettre en service le dispositif de relèvement de 300 mètres des trajectoires pour Paris-Orly notamment. Comme je l’ai rappelé à l’ensemble des Conseillers généraux du Val-de-Marne lors de l’audition du Préfet, alors que je demandais précisément au représentant de l’Etat de confirmer les dispositions particulières qui s’appliquent à Orly, il y a une unanimité politique sur le statut « urbain » de l’aéroport d’Orly et des mesures spécifiques qui en découlent. Dès lors, comment absorber l’augmentation annuelle de 3% du trafic aérien à Orly sans augmenter le nombre de mouvements annuel, sans étendre les plages horaires ? Le bon sens conduit naturellement à envisager un 3ème aéroport qui se trouverait de fait hors du Val-de-Marne. Et le bon sens conduit aussi à s’interroger sur le devenir d’Orly et sur sa pérennité lorsqu’une plateforme ultramoderne sera construite et forcément gagnera des parts de marché sur la plateforme d’Orly aujourd’hui saturée et contrainte par son statut. N’est-ce pas du devoir des élus d’anticiper cette évolution ? De poser les bonnes questions et d’envisager un développement économique sur le territoire actuel de l’aéroport d’Orly autre que l’activité aérienne ? Est-ce que la principale contribution des élus du Val-de-Marne doit consister, comme semble l’envisager le président du Conseil général, à expliquer pourquoi il ne faut surtout rien changer ? Alors que certains se font les chantres de Paris-Métropole, n’est-ce pas une faute politique grave de ne pas envisager comme dans toutes les grandes métropoles européennes et mondiales un aéroport excentré par rapport aux zones fortement urbanisées? N’est-ce pas risquer de perdre un avantage concurrentiel fort de la région Ile-de-France que de rester campé sur de vieux schémas d’aménagement issus des années 50, alors même que le défi qui s’offre à nous est celui des 50 prochaines années ?

Pour ma part je pense que l’enjeu nous impose une réflexion sans tabou, lucide et innovante, qui doit comprendre l’hypothèse d’une délocalisation d’Orly. En savoir plus

14
fév

Saint-Maur: un éco-quartier au coeur de La Varenne

ecoquartierÉpilogue de 18 mois de concertation avec la population, les Saint-Mauriens ont pu découvrir lors d’une réunion publique, le choix proposé au Conseil Municipal de Saint-Maur par Sylvain Berrios (Conseil général et maire-adjoint) pour l’aménagement du site dit des Facultés. Sylvain Berrios, qui était accompagné au cours de cette concertation par Valérie Fiastre et Stéphane Cardarelli, a proposé une véritable alternative aux habitants entre un projet appelé « le Belvédère sur les Coteaux » qui se caractérise par la réutilisation de l’espace des entrepôts Franprix et la dalle de l’université en profitant de la vue exceptionnelle sur les coteaux de Chennevières; et un projet appelé « le jardin habité » qui se caractérise par la création ex nihilo d’un éco-quartier. Dans les deux cas la ville a souhaité réduire de façon considérable la constructibilité en modifiant les règles d’urbanisme de la ZAC pour réduire la SHON de 91 000m² à 58 000m² et limité strictement la hauteur des constructions. En ce qui concerne la programmation, il est prévue la création de 310 logements dont 50 pour les primo-accédants; une résidence étudiante; un maison pour personnes âgées; une crèche; de l’activité; la reconstruction du Collège Pissarro; la reconstruction du centre sportif Gilbert Noel et la création de 18 000m² d’espaces verts. Enfin des normes très strictes en matière de développement durable seront imposées.

Si les deux projets avaient chacun leurs « vices et vertus », l’hypothèse du « Belvédère sur les Coteaux » n’a pas été retenue, notamment parce que la fiabilité d’intervention sur la dalle n’était pas garantie, mais également parce que ce projet ne pouvait réellement être une réussite qu’à la condition de créer une animation commerciale très importante. Or le caractère pavillonnaire du quartier que la ville souhaite préserver, sa circulation déjà difficile, n’autorise pas la création de trafic automobile supplémentaire.

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20
juil

Le service public de l’eau et de l’assainissement de Saint-Maur à l’honneur.

eaudurobinetSaint-Maur maîtrise sa production et la distribution d’eau potable, grâce notamment à son usine des eaux, mais également grâce à l’engagement des 59 agents qui chaque jour de l’année, 24h/24h assurent un service technique, comptable et de sécurité sanitaire exceptionnel.
Le dernier rapport sur la qualité de l’eau à Saint-Maur présenté en Conseil municipal témoigne de l’excellence de ce service municipal certifié ISO 9001. Ainsi au cours de l’année écoulée, ce sont 5 483 775 m3 d’eau qui ont été produits par l’usine municipale, 3434 analyses ont été réalisées avec un taux de conformité de 99,9% !
Dans le même temps ce sont 998 branchements en plomb qui ont été repris et 1,5 kilomètre de réseau d’eau potable qui a été réhabilité, 3,4 kilomètres de réseau d’eaux usées qui ont été réalisés et 480 branchements créés. Enfin en ce qui concerne le prix du m3 d’eau, il est de 3,92€ TTC, soit dans la moyenne basse des villes du Val-de-Marne (plus haut 4,46€ et plus bas 3,43€), 48% du montant de la facture revenant au service communal, le reste se répartit entre le département, le SIAAP et l’Agence de l’eau.
Ce beau bilan est un pied de nez à ceux qui continuent à colporter que la majorité municipale a l’intention de se séparer de la régie des eaux !