Bords de Marne Infos
14
nov

Orbival/Grand-Paris : les élus du département divisés sur la stratégie à suivre

orbivalPar Sylvain Berrios - C’est au détour d’une délibération lors de la commission permanente du 14 novembre 2011 sur la promotion d’Orbival estimée à 8000 euros par gare, que les élus du départements ont exprimé leurs divergences sur la stratégie à suivre pour imposer définitivement Orbival comme la priorité de la Société du Grand Paris.

Alors que les calendriers de réalisation du Grand-Paris Express se fixe peu à peu au sein des comités de pilotage organisés pour chaque gare prévue, la pression des élus – tous bords politique confondus – pour bénéficier des premiers crédits de réalisation ou pour rappeler l’urgence de trouver une solution alternative aux moyens de transports existants complètement asphyxiés. Ainsi certains élus du Nord-Francilien espèrent encore pouvoir remettre en cause la priorité de réalisation dont bénéficie la partie Val-de-Marnaise du Grand-Paris-Express appelée Orbival. Parallèlement, après s’être fortement mobilisés pour qu’une interconnexion Orbival/RER A soit prévue, de nombreux élus du Val-de-Marne ont récemment manifesté leur ras-le-bol face aux problèmes rencontrés sur le RER A.

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22
juil

Faut-il délocaliser l’aéroport d’Orly?

aviontoitSignée par 60 parlementaires dont 4 députés UMP Val-de-Marnais (H. Plagnol, J.A. Benisti, O. Dosne, D. Gonzales), relayée par la ministre Nathalie Kosciusko-Morizet lors d’une réunion du Comité départemental de l’UMP de l’Essonne, la proposition de loi relative à la desserte aérienne du Grand Paris, mentionnant expressément l’hypothèse de la délocalisation de la plateforme d’Orly, a semble-t-il brisé un tabou. La violence des réactions contre ce projet de loi marque avant tout la fébrilité et le manque de sérénité de certains acteurs face à des enjeux d’aménagement du territoire très importants et qui s’imposent ou s’imposeront à chacun d’eux. En effet, comme le décret ministériel de 1994 le rappelle, Orly est un aéroport situé en zone urbaine dense et de ce fait des mesures particulières ont été prises : limitation du nombre de mouvements annuel, couvre-feu, respect strict des couloirs aériens sans possibilité d’y déroger. Ces mesures ont été régulièrement confirmées par tous les ministres des transports successifs. C’est pour ces mêmes motifs que le 29 juin dernier la ministre Nathalie Kosciusko-Morizet a décidé d’engager de nouveaux projets de réduction des nuisances sonores autour des aéroports parisiens en décidant de mettre en service le dispositif de relèvement de 300 mètres des trajectoires pour Paris-Orly notamment. Comme je l’ai rappelé à l’ensemble des Conseillers généraux du Val-de-Marne lors de l’audition du Préfet, alors que je demandais précisément au représentant de l’Etat de confirmer les dispositions particulières qui s’appliquent à Orly, il y a une unanimité politique sur le statut « urbain » de l’aéroport d’Orly et des mesures spécifiques qui en découlent. Dès lors, comment absorber l’augmentation annuelle de 3% du trafic aérien à Orly sans augmenter le nombre de mouvements annuel, sans étendre les plages horaires ? Le bon sens conduit naturellement à envisager un 3ème aéroport qui se trouverait de fait hors du Val-de-Marne. Et le bon sens conduit aussi à s’interroger sur le devenir d’Orly et sur sa pérennité lorsqu’une plateforme ultramoderne sera construite et forcément gagnera des parts de marché sur la plateforme d’Orly aujourd’hui saturée et contrainte par son statut. N’est-ce pas du devoir des élus d’anticiper cette évolution ? De poser les bonnes questions et d’envisager un développement économique sur le territoire actuel de l’aéroport d’Orly autre que l’activité aérienne ? Est-ce que la principale contribution des élus du Val-de-Marne doit consister, comme semble l’envisager le président du Conseil général, à expliquer pourquoi il ne faut surtout rien changer ? Alors que certains se font les chantres de Paris-Métropole, n’est-ce pas une faute politique grave de ne pas envisager comme dans toutes les grandes métropoles européennes et mondiales un aéroport excentré par rapport aux zones fortement urbanisées? N’est-ce pas risquer de perdre un avantage concurrentiel fort de la région Ile-de-France que de rester campé sur de vieux schémas d’aménagement issus des années 50, alors même que le défi qui s’offre à nous est celui des 50 prochaines années ?

Pour ma part je pense que l’enjeu nous impose une réflexion sans tabou, lucide et innovante, qui doit comprendre l’hypothèse d’une délocalisation d’Orly. En savoir plus

26
mai

Grand Paris/Saint-Maur : la ville de Saint-Maur impose ses conditions

RERAAprès deux ans de bataille, Saint-Maur a réussi à imposer ses conditions à la Société du Grand-Paris. Refusant toute densification massive et autoritaire par voie d’expropriation; refusant également l’hypothèse de la construction d’une grande gare intermodale dans le quartier de Champignol, la municipalité avait menacé de tout bloquer si son point de vue n’était pas respecté. Adhérente de l’association départementale Orbival qui prévoit le passage en souterrain d’un métro de banlieue à banlieue avec une inter-connexion simple à la gare de RER A de Saint-Maur Créteil, Saint-Maur exigeait que ce soit ce tracé et ce projet qui soit retenu dans le cadre du Grand Paris. C’est désormais chose faite, grâce à la mobilisation et la détermination des saint-mauriens qui ont soutenu l’action municipale.
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